Mon thérapeute est un chien : un regard sur la zoothérapie

Les lockdowns de l'année dernière ont entraîné une tristesse et une névrose généralisées chez des jeunes plus vulnérables que jamais. Ils ont dû modifier leurs comportements et ont vu leurs chances de socialisation considérablement réduites. Un cours de zoothérapie peut être utile dans de tels cas. Parfois "UNE PAW EST SUFFISANTE "Contre le stress du confinement, contre les effets de la pandémie, contre les règles strictes anti-CoViD à l'école, pour les enfants parfois "Une patte est suffisante". C'est en effet le nom d'un projet de l'ONLUS "For A Smile", qui entre 2020 et 2021 a impliqué les écoles de Milan d'abord et s'étend ensuite à de nombreuses autres villes.

L'objectif ? Atténuer la tension et la tristesse des enfants, résultant de ce qu'on appelle désormais communément la "fatigue CoViD", grâce à l'introduction d'une meute de chiens heureux dans la classe. Une rencontre d'une heure par semaine pour que les enfants, déconcertés par l'altération soudaine de leur socialité, puissent se familiariser avec les petits amis à quatre pattes et en tirer un bénéfice moral et psychologique, avec une attention particulière pour les personnalités handicapées et plus fragiles. GALEOTTO FU IL COCKERMais, quels sont les avantages de la rencontre entre l'homme et l'animal ? Nous, les "bipèdes", qui comprennent les chevaux, les chiens, les chats, avons une relation particulière depuis des siècles. En effet, en 1792, l'hôpital psychiatrique anglais permettait aux animaux d'être adoptés par leurs propriétaires afin de retrouver la maîtrise de soi.

Le psychiatre Boris Levinson a découvert les bienfaits de la zoothérapie lorsqu'il a emmené un enfant autiste dans sa clinique en 1953. Jingles, le cocker de Levinson, s'est retrouvé dans la salle d'attente avec l'enfant : lorsqu'il a commencé à lui lécher la main, cependant, l'enfant lui a rendu l'affection sans réserve et a cessé toute défense qu'il avait normalement avec le thérapeute. Levinson a eu l'idée d'étudier le rôle des animaux de compagnie ou des animaux familiers dans le traitement des personnes atteintes de troubles mentaux. Les recherches pionnières de Levinson ont jeté les bases d'une discipline qui est aujourd'hui considérée comme une véritable intervention thérapeutique. Toutefois, elle peut être utilisée en renfort des thérapies traditionnelles.

LA ZOOTHÉRAPIE NE NÉCESSITE PAS DE CHIENS OU DE CHATS. La zoothérapie ne se limite pas aux chiens et aux chats. Des animaux dominants et intelligents comme les ânes ou les chevaux peuvent également être utilisés comme cothérapeutes pour traiter des sujets fragiles sur le plan moteur ou psychologique. Ils permettent aux patients de jouer un rôle actif dans les soins apportés à l'animal, et la thérapie peut se faire en plein air, loin des hôpitaux et des cliniques. L'objectif est le même : améliorer la qualité de vie et l'état de santé des patients par des gestes simples et des modes de relation ancestraux - câlins, embrassades, jeux - qui font bouger progressivement les réticences les plus tenaces. Et aussi parce que, comme le résume l'auteur des Peanuts, Charles Schulz, "le bonheur est un chiot chaud".